La mort selon la conception de « GIBRAN » dans le « PROPHETE »
La mort et la vie sont une, deux faces à la même monnaie, Gibran le confirme bien dans son recueil « le prophète ».
En effet pour connaître la mort, il faut s’interroger d’abord sur la vie, car c’est elle qui dévoile le secret le plus intime de la mort, faisant d’elle une notion absurde et énigme.
L’esprit de la mort se refuge dans le corps de la vie, donc pour le toucher, il faut pénétrer la vie en profondeur ainsi le mystère de la mort sera clair.
La vision humaine sur la mort ne peut être lucide si seulement elle fait de la vie son champ d’étude, car la mort et la vie ne se diffèrent pas, les considérer contradictoires n’est qu’une erreur plutôt une illusion.
Selon Gibran, fausse, est l’idée concevant la vie comme étant le début tandis que la mort est la fin. la vie est le bruit, tandis que la mort est le silence.
Pour Gibran, la mort assure l’éternité, la libération et l’accès à l’élévation, c’est en mourrant qu’on se libère des contraintes et qu’on commence notre voyage au delà de la vie, un voyage dans l’autre monde à la recherche de la vérité absolue, bref à la recherche de dieu.
En plus, la mort nous instruit puisqu’elle nous met dans un face à face avec soi, tout nu, sans complexe ou contraintes instaurées par la vie, il s’agit, bien entendu, d’une libération totale et non contrariée.
Donc pourquoi craindre la mort si elle n’est pas ennemie de l’être humain ?
Comment craindre la mort si elle nous libère de toutes nos craintes ?
La mort nous forme pour être brave afin de renoncer à notre lâcheté issue de l’attachement qu’on a à la vie, notre crainte de rejoindre l’autre monde et de vivre à l’inconnu. ce pendant après la mort on a plus rien à craindre ;puisqu’on aura l’inaccessible et on vivra désormais au sein du mystère. Par conséquent, elle rend l’inconnu connu, l’inaccessible accessible, la mort nous servira donc à vie.
De même, la mort fait taire notre agitation perpétuelle rendant l’écoute de l’écho de la vérité impossible et la remplace par un doux silence avec lequel on capte les ondes les plus fines, avec la mort on rate plus rien elle, généreuse, offre tout ce dont l’humanité à besoin, voire ; sagesse, courage et réflexion claire et nette sur la vie et le monde.
La vision de GIBRAN de la mort est une vision spécifique. Car il ne s’agit plus de ce monstre cruel qui dévore l’être humain, qui met terme à la vie et qui assourdit la voix de la vérité,plutôt GIBRAN la conçoit comme un pont de libération aussi bien du corps que de l’âme humaine .
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